| Le MUC 72 est un club jeune, mais tous les Manceaux ne connaissent pas pour autant son histoire. Retour sur la naissance d'un club ambitieux, qui n'a cessé de grandir et de se structurer depuis 1985.
|
L’IDEE D’UN GRAND CLUB DU MANS
Après une période faste lors de la saison 1972/1973, où elle figura à la fin des matchs aller en tête de la Division II, l’Union Sportive du Mans plongea doucement mais sûrement vers les abîmes, et fût reléguée au fil des saisons, d’abord en Division III (1974/1975), puis en Division IV (1981/1982). A l’inverse, après une lente ascension, le Stade Olympique du Maine entraîné par Bernard Guédet, atteint le niveau de la DIII en 1983/1984. Grâce à l’équipe municipale en place, le SOM joue même quelques matchs au stade Léon Bollée. La saison suivante, le SOM se classe à une modeste 11ème place du groupe Ouest de DIII. Visiblement, le club s’essouffle sur le plan sportif à essayer de suivre le rythme de la DIII sans vraiment entrevoir de perspectives meilleures. Tous les manceaux font alors le constat qu’aucune des deux équipes ne peut prétendre occuper seule le haut niveau.
Lassé des luttes "fraternelles " entre les deux clubs, le Président du SOM, Roland Grandier, rêve depuis 1977, de créer un grand club de football au Mans. Lors de la saison 1984/1985, bien que l’USM soit aidée par la ville du Mans, au plan financier, les affaires vont au plus mal pour le club doyen et les responsables de la municipalité sont très réticents à tout effort supplémentaire si ses dirigeants n’affichent pas davantage de réalisme. Depuis plusieurs année déjà, le Maire du Mans, Monsieur Robert JARRY a rencontré lors de multiples réunions, les Présidents Grandier (S.O.M) et Stévenot (U.S.M) et le projet, peu à peu, prend corps. Le futur " Grand Club du Mans " pourra continuer en DIVISION III (héritage sportif du SOM) et jouer au stade Léon Bollée (apport de l’U.S.M), ce dernier étant plus grand et plus accueillant que celui de la Californie. En mai 1985, suite à un sondage effectué par le Maine Libre, le nom " MUC " (Le Mans Union Club), proposé par Jean-Yves Lemarchand, cafetier aux halles, semble retenir l’attention des lecteurs manceaux. Tout semble prêt pour la naissance du futur "Grand Club du Mans "… LA CREATION DU MUC 72
Le 7 juin 1985, l’ordre du jour de l’assemblée générale de la section football de l’USM (305 licenciés) porte sur la fusion avec le SOM. La proposition, pour être acceptée, doit retenir les deux tiers des 299 voix, c’est à dire 200. A la fin du dépouillement, le "oui " rassemble 209 suffrages. De justesse donc, la fusion de l’USM et du SOM devient une réalité : le MUC72 est né. Robert JARRY déclare le 26 juin 1985, lors de la réception officielle à l’hôtel de Ville : "Il ne faut pas créer d’illusions, il faut créer l’espoir ; le club doit reposer sur un courant populaire et ce seront les joueurs qui feront la décision sur le terrain ". Les dirigeants du MUC 72 et en particulier leur président Roland GRANDIER affichent la ferme volonté d’accéder, d’ici trois ans, à la division II. Pour cela, les dirigeants et techniciens établissent un projet structuré et résolument tourné vers l’avenir. Les deux clubs associés, l’USM et le SOM garderont leur indépendance dans les sections de féminines et de jeunes (jusqu’aux équipes de cadets) ; ils deviendront ainsi les pépinières du club.
L’accession en division II devient une réalité lors du match du 14 mai 1987, où l’équipe de Gourcuff bat la Rochelle 3 à 2 devant un public record avoisinant les 7 000 personnes.
Le MUC 72 se voit équipé d’un stade Léon Bollée entièrement rénové et le 9 septembre 1988, Robert JARRY l’inaugure alors que l’équipe connaît des difficultés en Championnat.
Lors de la saison 1990/1991, le club phare du département entre dans une nouvelle ère. Roger LEROY alors Président décide de passer le témoin au trésorier du club. Jean Yves MERDRIGNAC prend donc ses fonctions dans le but de stabiliser le club et de le professionnaliséer davantage.
Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas, malgré cela le MUC 72 inscrit son nom au niveau relevé de la super DII et se fabrique une image d’équipe à prendre au sérieux.
En 1998, la capacité d’accueil du stade est portée à 12 000 places assises, avec l’implantation de deux tribunes derrière les buts.
1999 est également une année qui marquera l’histoire du Club. En effet l’équipe de Marc WESTERLOPPE reste aux portes du Stade de France en perdant à Sedan alors révélation de l’année. Une demi-finale de Coupe qui marquera a jamais l’esprit des Manceaux.
Encore une nouvelle page avec l’arrivée de Noël PEYRAMAYOU au mois de décembre 2000 en tant que Président. Le Club a l’obligation de passer en Société de part la loi, Jean Yves MERDRIGNAC choisit ce moment pour confier ses responsabilités. Le discours du nouveau Président est la continuité du bon travail effectué, et l’ambition de faire évoluer vers le plus haut niveau le MUC 72. Un pari réussi avec une accession historique parmi l'élite en 2003 ! La suite, chacun la connaît... |