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Ryad Bouddebouz a ouvert le score sur penalty. Coupe de France. Sochaux - Le Mans : 3-0. Eliminé des deux coupes nationales, le Muc 72 va pouvoir se consacrer exclusivement au championnat. Cliquez poue la suite
SOCHAUX (de notre envoyé spécial). Trois buts dans la musette. C'est le tarif manceau depuis quelques semaines. Trois buts encaissés et seulement une occasion franche à se mettre sous les crampons en 90 minutes, les Manceaux ont à peine fait semblant d'exister au stade Bonal même si jusqu'à l'ouverture du score, ils n'avaient pas été mis très en danger par des Sochaliens inefficaces dans les 20 derniers mètres.
Ils n'étaient pas venus pour créer l'exploit. On le savait et cela s'est vu. Beaucoup. Trop. Joao Paulo et ses partenaires n'ont tout simplement pas vu le jour devant une formation sochalienne où l'apport d'Ideye est tout sauf élément négligeable. Le Nigérian a fait boire la tasse à toute la défense mancelle, dans les grandes largeurs.
Cormier : « Je reste sur ma faim »
Une équipe mancelle new-look à laquelle l'entraîneur du Muc 72, dans ces temps difficiles où les priorités sont ailleurs, avait pris l'option de donner sa chance. Elle n'a pas saisi cette main tendue. « J'avais bâti une équipe jeune, avec des joueurs qui avaient des choses à prouver. Ce match me laisse un sentiment d'inachevé. J'attendais plus de certains, j'espérais un signe supplémentaire. Je reste sur ma faim » soupirait Arnaud Cormier, qui voulait voir en cette défaite, le 5e en 2010, une simple péripétie aux conséquences calculées. « Je reste persuadé que c'était la bonne façon de faire (NDLR: faire tourner l'effectif) afin de préparer le déplacement à Lens dans les meilleures conditions. Tu ne peux pas te permettre de faire jouer une équipe tous les trois jours, de tirer sur le physique des joueurs. Il faut faire des choix. Après, on a vu que l'écart était trop important. »
Gillot: « Une équipe de National »
Francis Gillot, l'entraîneur sochalien, sera plus saignant dans son analyse de la prestation mancelle. « J'ai vu l'équivalent d'une équipe de National, de Ligue 2, peut-être un peu plus ! »
Le technicien doubiste a la dent dure mais plutôt juste. Le manque de compétitivité de certains conjugué à des carences pour d'autres pour jouer à un tel niveau expliquent en grande partie cette déroute sarthoise à Sochaux.
Car il faut bien parler comme tel. La prestation en terre doubiste est une pièce de plus à ajouter au puzzle de la dramaturgie mancelle. Même si cette formation n'avait pas la cylindrée « championnat », elle a fourni des signes qui ne trompent personne. Menée à la pause au terme d'une première mi-temps où les Sochaliens ont eu quelques probantes occasions et où seul Maïga a eu l'opportunité de s'illustrer face à Richert, les Sarthois sont restés étrangement paralysés au retour des vestiaires. Comme si quelque chose avait craqué. « Sochaux est reparti très fort, concédait Cormier, ils nous ont empêchés de remonter notre bloc. Après, le match était joué. » Du déjà vu. Comme face à Toulouse samedi dernier. Le Muc 72 est bel et bien en crise. À tous les étages de son effectif.
Stéphane BOIS.
SOCHAUX - LE MANS : 3-0 (1-0)
Arbitre : M. Bien. 3009 spectateurs.
BUTS. Bouddebouz (36', s.p), Ideye (56', 71')
AVERTISSEMENTS. Le Mans : Louvion (11'), Maïga (39')
SOCHAUX. Richert (c) - Duplus, Perquis, Dramé, Bréchet - Dalmat, Poujol (Maurice-Belay, 29') - Bouddebouz, Martin, Sverkos (Carlao, 45'), Ideye (Butin, 73'). Entraîneur : Français Gillot.
LE MANS. Roche - Louvion, Sanaia, Joao Paulo (c)(Landel 69',Cissé 82'), Bouhours - Sene, Dossevi (Ouali, 45'), Wague - Maïga - Paulo, Helstad. Entraîneur : Arnaud Cormier.
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